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Il aime à entendre ce qu'il ne voit ─ pv Artemis S. Eria

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MessageSujet: Il aime à entendre ce qu'il ne voit ─ pv Artemis S. Eria Ven 5 Déc - 23:13

Il aime à entendre ce qu'il ne voit
L'air est bien trop doux pour permettre à ton souffle de venir l’entacher. L'air est bien trop frais pour oser venir glisser sur ta peau. Alors pourquoi venir dans ce monde qui te refuse, dans ce monde où l'air lui-même devient ton ennemi. Pourtant tu viens troubler la nature à cause de simples caprices, de ces quelques désirs stupides que tu laisses guider ton corps en ces lieux.

Est-ce là un semblant de nostalgie qui a guidé tes pas, crois-tu que cette forêt pourrait faire revenir le temps de jadis ? Les arbres pleurent leurs écorces arrachés par la main des hommes et pourtant tu viens satisfaire ton esprit, pourtant, égoïstement, tu as l'impression d'être plus serein, de te sentir un peu plus comme avant. Pourtant ce n'est qu'illusion, ce n'est que la nature des hommes, fait par les hommes pour les hommes. Ton esprit se laisse bercer de réminiscences par ce décor trompeur, pour autant tu ne cherches pas à l'en empêcher, tu laisses ces souvenirs venir un instant apaiser ton âme.

Tu n'oses prendre ta forme originel, tu as trop peur de devoir affronter la folie en face. Lâche comme d'habitude la peur ronge ton corps à chaque instant. Petit à petit elle emporte avec elle ton être, elle attend patiemment le moment pour t'achever. Il serait trop facile de te faire sombrer dans la folie maintenant, non il est bien plus plaisant de voir ce regard affolé, effrayé dans tes yeux. Si quelqu'un te voyait, si l'un d'eux voyait la robe qui t'habille il faudrait partir encore, fuir une fois de plus. Il te faut garder leur apparence ingrate pour espérer avoir ce semblant de liberté que tous recherchent tant.

Tu profites du silence pour épouser les quelques fleurs qui naissent de la terre. Tu ne fais qu'effleurer l'une d'elle, tu ne fais qu'établir un lien entre vous puis elle s'ouvre au monde. Cette pauvre chose qui ne connaitra que ce monde pour s'épanouir, elle ne pourra ce lamenter que de ce monde toujours plus dangereux. Bientôt deviendra-t-elle elle aussi une simple réminiscence, qui se souci d'elle ? Toi même tu l'oublieras, toi même tu l'abandonnera à son sort comme tu les as tous abandonné simplement pour survivre.
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MessageSujet: Re: Il aime à entendre ce qu'il ne voit ─ pv Artemis S. Eria Sam 6 Déc - 10:27


La beauté est la sœur de la vanité et la mère de la luxure.



Un murmure te parvient. Tu fermes lentement tes yeux améthystes et replonges dans l'eau aux affectueuses caresses. Tu retiens ton souffle, quelques secondes seulement et reviens à la réalité.
Un chuchotis te surprend et lestement, tu souris. Levant minutieusement ton minois vers le firmament, tu contemples les nuages avançant et la lune entamant une danse gracieuse, funèbre. Elle se cache, furtive, derrière les pans de montagnes lointains.
La Lune, plus tu la regardes et plus tu te demandes si elle a toujours été pareille. Crayeuse comme une morte-vivante, libre, mais pourtant inévitablement forcée d'esquisser le même layon chaque journée. Et seule. Seule, car chaque personne dort quand elle passe ; personne ne la regarde, tout le monde la fuit, comme si elle amenait avec elle la peste et le malheur. Mais la Lune ne se plaint pas et ne se plaindra jamais. Elle continue d'avancer, son visage triste empreint d'une candeur naissante, les étoiles comme seuls compagnons de route.

Tes mirettes t'obstruent à nouveau, mais tu t'abstiens d'immerger. Cette fois-ci, tu veux sentir la moindre caresse du vent sur ton corps dénudé, la moindre rumeur dans cette sylve délaissée. Et tu n'ouïs rien, tu ne devines rien. Tu discernes naïvement le remous du bassin, la chatouille capricieuse des vagues contre ton enveloppe charnelle laiteuse et les gouttes d'eau qui coulent le long de ta chair, usuellement. Un soupir t'échappe. L'eau est chaude, sans l'être trop et une jolie cascade dégouline gracieusement en face de ton corps étendu. Toi, tu es couchée sur une pierre chauffée, tes cheveux d'or éparpillé autour de toi-même, humide et doux a contact de la source.
Tes vêtements, tu les as sans regret jetés par là-bas. Lorsque tu aperçus cette cascade, tout à l'heure, tu ne peux résister à l'envie d'y tremper le pied, le deuxième y compris puis ton corps entier avec le reste de ton enveloppe. Et désormais, tu ne regrettais rien. Tu ne regrettais pas d'avoir quitté quelques heures cette civilisation barbare pour trouver le temps de te détendre, de te reposer sans le moindre souci logé dans un pli de ton visage.

Maintenant, tu étais parfaitement détendue. Si tu pouvais, tu serais resté ici, dans ce lagune inestimable. À jamais.
Lentement, ton esprit est bercé de mélodies enchantées, de souvenirs embrumées et tu chavires. Tu somnoles, tout droit au pays des songes, sans que rien d'autre que le silence timide de la forêt vienne déranger tes réminiscences profondes. En ce moment, tout ce que tu souhaitais c'était de pas devoir retourner dans cette ville audacieuse, ne pas devoir porter ce masque de lassitude, cet air de dégoût envers ces personnes qui t'ont tout fait perdre. Si tu avais pu, tu les aurais sans doute torturé jusqu'à l'agonie. Oui, tu l'aurais fait. Sans repentances, sans la moindre trace d'amertume.
Mais tu ne pouvais pas. Car Artémis, Déesse de la Lune, de la Chasse et de la Nature, bien que sans pitié ne pouvait s'abaisser à tuer de misérables cloportes.
Tu bouillais intérieurement, rien que de penser à ses moins que rien te mettait dans une haine sans limite ; et l'eau autour de toi se réchauffait considérablement. Tu fermas les yeux ; il ne servait à rien de s'énerver pour des choses aussi futiles que l'existence des ces tentateurs.
L'instant d'après, tu plongea pour noyer ta rancœur. Tu ne voulais plus rien voir de ce monde, tu voulais juste... retourner à l'Olympe, danser de souvenu avec les nymphes et chasser la nuit en compagnie des cerfs et des loups. Mais ce que tu désirais aujourd'hui était inaccessible. Ton palais, disparu, et à la place une ville ou les habitants se moquaient ouvertement des Dieux.
En réalité, tu étais l'ache. Oui, lâche de ne plus vouloir te battre, de ne plus avoir le plaisir ou l'envie de te relever et de brandir ton arc, comme un signe de liberté et d'indépendance. En fait, en ce moment, tu songeais juste à.. mourir. Tu pourrais très bien te laisser noyer dans ce bassin ; cela ferait une mort tout à fait délicate et digne d'une déesse comme toi. Ou bien, tu revenais à la ville et faisait en sorte de te faire aplatir par une décapotable. Pas une affreuse idée non plus, mais l'idée de ton hémoglobine pourpre sur les bancs d’asphalte te donna la nausée.
Mais...
Les Dieux ne peuvent pas mourir ; tu te sens stupide d'avoir alors entrevu la solution de la mort, alors que celle-ci est tout aussi impossible que si le vrai Olympe était rebâti.  

Soudain, un bruit sec te tira de tes pensées – et paradoxalement de l'eau. Plissant les yeux, tu essayas vainement de distinguer d’où provenait le bruit. On aurait dit... une branche qui craquait ou un coup de feu.
En tout cas, tu ne ressentais nullement la peur, car tu savais que s'il y avait un prédateur ici, il n'oserait pas s'attaquer à la grande Déesse que tu étais.
Puis une silhouette surgit de la pénombre, mais tu ne peux le distinguer. Mais malgré ses formes floues, tu le savais, ou tu le voyais ; il était humain. La même corpulence, la démarche qui leur appartient.
Tu réprimas un violent excès de rage, et sifflant perfidement entre tes dents, toujours dans ton bain, sans la moindre gêne.
- A qui ai-je l'honneur, ô misérable hexapode.


HRP : Voilà, c'es un peu bizarre ; des fois mes phrases ont pas de sens mais j'espère que ça te va ♥




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MessageSujet: Re: Il aime à entendre ce qu'il ne voit ─ pv Artemis S. Eria Mar 6 Jan - 16:38

Il aime à entendre ce qu'il ne voit
Sans demander ton reste tu laisses tes lèvres effleurer cette fleur, doucement tu viens écraser tes lèvres sur ses jolies pétales. Comme pour t'excuser, comme pour te faire pardonner de lui avoir donner vie trop tôt. Comme pour te faire pardonner de tous les péchés qui te sont reprochés. Mais qui viendra te pardonner si ce n'est cette folie. Tu ne penses qu'à elle, nuit et jour, jour et nuit elle envahit tes pensées, elle te fait sienne à jamais. Bientôt viendras-tu la rejoindre sur son lit, bientôt viendra-t-elle t'embrasser à son tour, enlacer ton corps comme jamais personne ne l'a fait. Alors tu attends l'instant, tu fuis le passé et pries le futur. Quel futur as-tu Jude ? Finalement peut-être devrais-tu la rejoindre maintenant Jude, peut-être devrais-tu laisser ton corps succomber à ses quelques doux plaisirs dont elle a le secret.

Mais ce n'est pas sa voix que tu entends. Ce n'est pas sa présence que tu sens. Alors tu tournes lentement la tête, tu aperçois ses longs cheveux d'or. Tu parcours du regard son corps sans ornements, tu parcours du regard cette distance entre vous. Cette distance qui vous sépare, si peu vous relie, si près es-tu d'elle. Alors tu abandonnes ta précieuse, sans le moindre remords tu la laisse faner déjà, bientôt les hommes l’arracherons à mère nature. Tu te joins à la tristesse de la terre, tu ne laisses que ce rictus bien trop habituelle habiller ton visage.

« Dame Artémis, je suis déçu de voir que vous ne reconnaissez pas ceux qui vous ont servit. »

Ceux qu'elle fit prisonniers par simple caprice, ceux dont elle se jouait simplement pour assouvir quelques envies divines, ceux qu'elle a regardé sans venir les protéger. Et pourtant là, dans son écrin de chair elle semble si vulnérable. Pourtant tu n'arrives à éprouver un quelconque sentiment de colère. Alors le vent souffle, le froid serpente sur tes joues, Coré n'est plus, rien n'est plus, rien ne le sera plus jamais.  
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Il aime à entendre ce qu'il ne voit ─ pv Artemis S. Eria Sam 24 Jan - 12:01


La beauté est la sœur de la vanité et la mère de la luxure.


Une nuit, un homme fit un songe. Il rêva qu'il marchait en compagnie d'une belle déesse sur la rive. A chaque scène, il remarquait une double trace de pas dans le sable, la sienne et celle de la belle. Quand la dernière image s'effaça, il repensa aux traces de pas et s'aperçut qu'à diverses reprises, le long du sentier, il n'y avait qu'une empreinte de pas dans le sable. Il se rendit compte que cela correspondait aux moments les plus sombres et les plus tristes de sa vie.
Il s'adressa alors à la belle jeune femme : " Altesse, dit-il, tu avais dit que tu m'accompagnerais tout le long de la route. Mais je constate qu'aux heures les plus pénibles de ma vie, je ne puis voir qu'une seule série d'empreintes sur le sable. Je ne comprends pas qu'au moment où j'avais le plus besoin de toi, tu m'aies délaissé. "
La belle déesse esquisse un sourire, puis répondit de sa si jolie voix : " Mon enfant, je t'aime et je ne saurais t'abandonner. Aux jours d'épreuves et de souffrances, quand tu ne vois qu'une trace de pas, c'est qu'alors je te portais. "

Tu te lèves, sans gêne. Détaillant le moindre détail de son corps, de son visage peint avec un de ces sourires. Sa voix vint caresser la moindre parcelle de ta chair, comme se jouant de ta lâcheté et de ta candide innocence. Elle virevolte, gazouille dans la clairière, et résonne comme une douce mélodie.

« Dame Artémis, je suis déçu de voir que vous ne reconnaissez pas ceux qui vous ont servit. »

Tu frissonnes, tandis qu'un sourire tout autre vint se dessiner sur ton visage parfait. Un sentiment naît au fond de ton ventre, et remonte en martelant doucement ton ventre des petits .. papillons ?
Tu t'avances. Gracieuse. Charmeuse. Enjôleuse. Désirée. Divine était le mot parfait. Tes cheveux retombent raidement vers le sol, comme caressant tes courbes dénudées. Tu t'approches, tes yeux avides parcourent son corps, son visage que tu connais bien mais que tu ne peux t'empêcher de redécouvrir.

Un sourire séducteur vint se loger dans tes traits, et, soudainement roche de lui, tu laisses glisser ton doigt en dessous de son menton délicat.  Tu souffles sur ses lèvres, tu plonges tes yeux dans les siens. Tu y vois tout ce qu'il a ressenti auparavant. Ce qu'il a subi, ce que tu lui as fait enduré.
Pourtant, pas la moindre once de repentance ou de culpabilité t'envahir. Tu ne ressent rien à vrai dire. Rien hormis une joie corrompue et intensive, qui te tiraille le ventre.
« Jude » murmures-tu simplement, en un seul souffle.

Puis, tu t'éloignes en tournant sur toi même. Tu lâches un rire presque sardonique et sans même lui accorder un regard. Plongeant ton pied dans le bassin réchauffé, tu pénètres à nouveau dans ces eaux effervescentes et relaxantes.  

Tu tournes légèrement la tête, et lui offrant un de tes rares sourires, avant de secouer tes longs cheveux. Fermant les yeux, tu laisses échapper un rire vaporeux, puis murmure, avec une voix mystérieusement sensuelle.

« Viens. Je ne vais pas te ... manger ... »

La lueur de ton regard change. Tu le regardes avec avidité presque.

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